30 novembre 2008
Voilà, c'est fini !
Trois mois! Trois mois de vaches, de veaux, de lait, de bouse, de mouches, de bottes et de pantalons en plastique, de solitude, d'allergie au foin, de trains Melbourne-Rosedale, et de trains Rosedale-Melbourne. Trois mois de dur labeur à la ferme, et j'ai tenu le coup!
Adieu les vaches, bonjour l'extension de visa pour une seconde année en Australie!
Voici la maison dans laquelle j'ai vécu durant cette drôle d'expérience qui traînait un peu en longueur...
Il y avait des rosiers tout autour de la maison, aux couleurs incroyables et tellement variées! J'en cueillais toujours une ou deux pour en apprécier la délicatesse chaque fois que j'entrais dans ma cuisine.
Un petit cadeau pour remercier Max et Evelyn qui ont été si gentils, patients et m'ont rendu un grand service!
Et puis ils m'ont invitée dans leur restaurant mexicain préféré pour ma dernière soirée... un brin de nostalgie... ils vont me manquer tiens!
Dans deux mois je serai en France!
16 novembre 2008
Le milking c'est Rock'n'roll
Dernière ligne droite à la ferme (d'ailleurs je sais que je n'écris pas beaucoup mais vous croyez p'têt que j'ai le Wifi ici hein? bon).
Les veaux sont grands et ne boivent plus de lait. Le champ des vaches enceintes est à présent désert. Un super néo-zélandais vient d'arriver pour remplacer l'idiot Bruce. Et moi, je commence à vraiment m'ennuyer, il ne me reste pas beaucoup de travail... alors je commence un nouveau boulot dans une autre ferme qui, elle, n'est pas super moderne : cette fois, je passe à la traite, pour de vrai.
Premier coup dur : lever à 4h30 du matin. Et ça, je ne savais pas trop si j'en serais capable. Mais bon, je le fais.
La tronche en biais, je me rends au travail. La nuit est encore noire et il fait encore froid. La plateforme où la traite a lieu m'impressionne, on dirait une soucoupe volante! Et lorsqu'ils lancent la machine et que la pompe démarre, j'ai l'impression qu'elle va prendre son envol et j'ai inconsciemment un geste de recul.
Attention, les vaches arrivent.
Ces gros poulpes, ce sont les quatre ventouses que l'on doit placer sur les mamelles...
chhhpouc chpouc chpouc
Et c'est parti... hum vous voyez comment on fait ça, je suppose que vous aussi vous sentez la catastrophe imminente...?
Ben oui, on se prend de la bouse sur la figure. C'est charmant, des fois on regrette d'avoir un p'tit déj dans l'estomac...
Un petit truc que j'ai appris, ne pas commencer à compter les vaches car il y en a 800 à traire, deux fois par jour (3h le matin et 3h l'après-midi). La solution de secours, trouver un super sujet vachement intéressant à débattre avec soi-même.
Voici mon nouveau collègue de travail :
Lui, les grosses bêtes, on peut pas dire que ça l'émeut...
c'est plutôt l'éléphant qui est impressionné par la souris!
Après avoir fait l'expérience de deux fermes bien différentes, il est clair que les robots sont bieeeenn mieux pour les vaches et pour nous. Tout d'abord c'est beaucoup moins bruyant donc moins stressant pour les vaches, et il n'y a personne pour leur crier dessus. De plus, elles vont visiter les robots quand elles le décident. Ainsi, même si elles sont toujours craintives et ne se laissent pas approcher, on sent bien qu'elles ne sont pas paniquées à notre vue. Elles sont beaucoup plus cool.
Bien entendu c'est mieux parce que personne n'a besoin de faire la traite, chose franchement chiante (travail à la chaîne, pas drôle).
Pour finir c'est plus sain. Lors de la traite, tout est mélangé : les tétines sont sales, il y a de la bouse partout, certaines vaches sont malades.... mais tout le lait part dans la citerne et il est ensuite filtré.
Mais les robots, eux, nettoient chaque mamelle au préalable, et les noms des vaches malades ou en cours de traitement sont enregistrés et leur lait est rejeté dans des bassines destinées aux veaux, qui eux se moquent de savoir si le lait est propre ou non.
Alors si, au supermarché, je lisais sur une bouteille de lait "milking robot", je choisirais celle-ci, c'est sur!
05 novembre 2008
Obama, Président!
À 25 ans, j’ai déjà été témoin d’un bon nombre de grands moments historiques. Ce genre d`événement, qu’il soit tragique ou heureux, qu’il concerne la France ou bien le monde, nous unit tous dans un même instant par une même pensée, et j’en suis friande. C’est un jour spécial, il nous remplit d’émotion et on sait qu’il restera dans les mémoires. Je me demande toujours avec beaucoup d’impatience et de curiosité quand arrivera le prochain, où, quel jour...
Aujourd’hui je me sens fière et heureuse. Car je pourrai dire que j’étais témoin, j’étais là le jour où Barack Obama a été élu président des États-Unis!
Regardez comme il est beau comparé à notre président à nous...!













