15 août 2009
Walk around the Rock !
Aujourd'hui à l'aube, c'est le soleil levant que nous admirons de l'autre côté d'Uluru. Comme la veille, nous attendons tous un événement qui n'en est pas vraiment un, parmi une foule de touristes plus ou moins intéressés. On ne fait que regarder la lumière s'élever sur un rocher et la foule de spectateurs se serre et attend, comme si elle assistait à un concert.
Mais les nuages cachent les premiers rayons et nous ne verrons malheureusement pas les tons oranges éclatants tant attendus... je suis un peu déçue, même si c'est malgré tout très beau.
Mais bon, j'ai quand même la preuve qu'on y était!
Nous profitons aussi de la fraîcheur du petit matin pour faire le tour l'Uluru qui fait un peu plus de 9 km de circonférence. Par endroits, des lieux sacrés qu'il est interdit de photographier et d'approcher. La raison : Uluru était autrefois un lieu de passage pour les différents peuples aborigènes, qui y effectuaient leurs rituels. Aujourd'hui, bien que ne leur appartenant plus car c'est devenu un parc national, le lieu a encore une grande valeur spirituelle pour eux.
Il est autorisé de grimper au sommet du rocher (très abrupt!) même si
c'est fortement déconseillé car ce serait un manque de respect envers
le peuple des Anangu.
Mais la base d'Uluru est bien assez intéressante. On peut admirer la paroi abîmée par le temps, creusée par les eaux, polie par les vents, plissée, brisée, striée et interprétée par de nombreuses légendes ancestrales.
On ressent le pouvoir spirituel du lieu, tout en lisant les quelques histoires du lieu à travers les yeux des Anangu. Ainsi la dispute entre les deux ancêtres serpents Kuniya et Liru a laissé sa trace sur les immenses parois de grès.
La visite des grottes au pied du rocher nous permet de mieux comprendre leur façon de vivre et leurs rituels. L'une des zones sacrées accueillait autrefois les femmes prêtes à donner la vie ; une autres, ombragée, était le lieu de repos des anciens, qui, installés là, instruisaient les plus jeunes.
Enfin, une petite expo photos au centre culturel nous explique comment le gouvernement gère le parc national avec l'aide des propriétaires ancestraux vivant encore dans la région et qui interprètent mieux les paysages et leurs changements que quiconque.
Depuis mon voyage à Cairns l'an dernier où l'on voit beaucoup d'aborigènes dans les rues traîner dans leurs vieux habits sales et sans but apparent, je me demandais quel sentiment ces derniers érpouvaient envers nous.
Il est difficile de le sentir et de le savoir car ils ont un air absent, comme s'ils n'étaient pas vraiment là, comme si le monde autour d'eux n'existait pas vraiment.
Mais je commence à me faire une petite idée sur le sujet : ils sont tout simplement indifférents. Le jour où l'on a pris la terre de leurs ancêtres, on a volé leur identité. Mais pas seulement cela. Imaginez un peuple qui vivait encore à l'âge de pierre et bascule soudain dans le XXème siècle. Il est alors question d'argent et tout ce que cela engendre, il est question de propriété privée, de rues, d'hygiène, de machines, de mode, de travail, d'école... Ce n'étaient pourtant pas des sauvages et il avaient leur propre système de lois, mais ce fut certainement une telle confusion! Il leur manque des centaines d'années d'évolution et de toute évidence ils ne sont pas prêts à s'adapter à notre mode de vie! Même si bien entendu certains d'entres eux ont su s'adapter plus facilement, ne soyons pas trop défaitiste...
L'après-midi nous roulons pendant 4h direction Kings Canyon. Nous nous emparons du désert dans son immensité, lui s'empare de nous de sa petitesse : sa poussière fine s'infiltre dans nos vêtements, nos pores, nos cheveux, tout est sec et l'on se sent différent, comme libéré de tout, plus proche de l'essentiel. Ça y est, j'y suis, dans mon rêve de désert, les souvenirs d'autres aventures refont surface, c'est pour ça que je suis si bien dans le désert, libre et sereine.
Il est temps que je fasse un peu ma belle avec cet incroyable sable rouge!
Nous faisons peu à peu connaissance avec le reste du groupe. Nous sommes chanceux car il n'y a pas d'autres français, mais des allemands, autrichiens, australiens (origines croate, chinoise, américaine) et un petit italien qui se sourit pas beaucoup alors on lui a inventé un gros chagrin d'amour. Le soir nous faisons fondre des chamallows au feu de bois, mmmmm il fait bon vivre!
Commentaires
Génial!Génial!
La suite!
La suite!!
super ce blog
ma grande chérie, un petit bonheur pour démarrer la semaine de regarder dans un moment de creux ce blog qui laisse transparaitre un grand plaisir de vivre ... les petits vieux ont l'air en forme aussi! on attend la suite du voyage.....et je ne suis pas la seule!
j'ai vu aussi que tu étais revenue en février, je ne savais même pas ! je vais essayer de te suivre un peu plus à la trace , c'est si agréable de te lire ...et de regarder
merci pour ta réponse pour les cops de swann...
très gros bisous de CORSE à toi et Mat...
Alors là mistinguette, je suis très décu ! Moi qui pensais apprendre l'origine géologique de Ayers Rock dans tes lignes... rien de tout ça n'est présent ! Rendons à la géol son mérite que diable !!!
Bon tu te rattrappes un peu avec tes belles photos mais quand même j'aimerais bien connaître l'origine de ce block et les phénomènes qui l'ont sculpté.
Bisous et à bientôt j'espère.
La suiiiiiiite!!!!!!!!!!! :DDDDDDD
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