18 juillet 2008
Paronella Park (jour 3)
Avant de quitter Mission Beach, nous
faisons un tour sur sa vaste plage de sable blanc, bordée de cocotiers. La
chance est avec nous, quelques rayons de soleil viennent enfin nous réchauffer
les os.
Voici un petit animal qui se balade sur les murs et plafonds de l`hôtel
Après une agréable balade les pieds dans l'eau, quelques sauts de chat,
pirouettes et pas-de-bourré, nous partons pour Paronella Park. Ce grand jardin
tropical abrite un château espagnol bâti en 1913. José Paronella arriva de
Catalogne avec le rêve de construire un château dans cet endroit sauvage, à
Mena Creek Falls, près d'Innisfail. Il y consacra 11 années de sa vie. Il créa
tout d'abord l'aire de pic-nic, près de la cascade. Il y avait même des cabines
pour que ses invités puissent se changer...
Puis il créa le château, à l'intérieur duquel il y avait une salle de théâtre qui pouvait se transformer en salle de bal, avec une énorme boule à facettes qui fascinait tout le monde. Puis le grand jardin, dont l'agréable avenue des amoureux, et une autre avenue bordée de kauris, de grands arbres au tronc fin et interminablement long.
Il aménagea également un court de tennis et un musée présentant divers objets espagnols. En 1946, les problèmes ont commencé lorsque le parc et le château subirent inondations, ouragans et incendies. Aujourd'hui la visite des ruines nous laisse imaginer la sérénité et le confort dans lesquels ils vivaient au quotidien. Beau travail José!
Vous voyez les deux petites tortues se séchant la carapace?
Nous reprenons la route en direction de Cairns. J'oubliais presque de dire qu'en plus des magnifiques Misty Mountains que je ne me lasse pas d'admirer, il y a tout autour de nous des champs de cane à sucre. Au sommet de chaque plante, il y a une grappe de fleurs blanches qui donnent à ces grands champs des airs de paysage enneigé. C'est très beau. Nous nous arrêtons au bord de la route pour regarder cela de plus près... la cane à sucre : une branche semblable à du bambou, longue et souple, mais de couleur brune. Nous en cassons une, pas d'odeur particulière, mais l'intérieur est drôlement sucré!!! Normal vous me direz... mais c'est tout de même surprenant.
Le soleil se cache déjà et nous arrivons
juste à temps pour notre dernière visite : les Boulders à Babinda. C'est une promenade le long d'une rivière, dont
les eaux parfois cristallines, parfois déchaînées, se baladent entre de gros
rochers gris et lisses, un peu comme Mossman Gorge lors de mon tour à Cape
Tribulation. Quelques photos et on s'en va, marcher dans la forêt à la nuit
tombée n'a rien d'encourageant. Je me cache d'ailleurs derrière un tronc avec
Tatjana et fais un drôle de son au passage de nos amis. J'ai réussi mon coup,
ils sont bien émotifs ces petits japonais!
De retour à Cairns, le temps de prendre
une douche rapide chez Ayumi, et Tatjana et moi prenons un bus à minuit pour
Townsville. Adieu Ayumi, je suis bien triste. Au revoir Cairns. Il est temps de
partir travailler dans les champs!
17 juillet 2008
Cascades et figuiers (jour2)
Aujourd'hui nous nous baladons autour des lacs qui entourent Yungaburra, en particulier le Crater Lakes National Park, deux lacs volcaniques dont les eaux paisibles abritent gros poissons et petites tortues. La région est classée au Patrimoine mondial. Nous nous arrêtons dans la forêt humide pour admirer deux gigantesques arbres, deux figuiers. Le premier s'appelle Curtain Fig Tree (le figuier rideau), le second Cathedral Fig Tree (figuier cathédrale). Ces deux majestueux arbres ont des racines aériennes formant un incroyable rideau végétal. Absolument époustouflant!
Nous prenons également un chemin de terre
pour accéder au site du cèdre rouge, âgé de plus de 500 ans et abattu par un
ouragan en 2006. Sur le bord du chemin, nous trouvons une tête de vache et ses
4 pattes découpées, ainsi que son énorme estomac blanc. Bien étrange car il
semble qu'elle a été posée là par quelqu'un, et tout le reste du corps, les
parties "utiles" sont manquantes... Brrr, frissons, ça me rappelle un
film d'horreur avec des jeunes qui campent... bientôt ce sera nous les
carcasses vidées!!! De plus on ne voit finalement rien de ce cèdre rouge qu'un
bout de souche... pff c'est nul.
Puis Millaa Millaa. Tous ces drôles de noms de villages sont bien entendu d'origine aborigène. Le circuit des cascades passe le long des soit disant plus belles chutes de la région. Moi j'aime pô, et puis il pleut, c'est pourri. On s'casse. Ah oui, le Lonely Planet les décrit comme très spectaculaires. Ça c'est le Lonely Planet tout craché, le meilleur guide au monde qui trouve tout super, ne donne presque aucune info sur les sites à voir, ou des petites anecdotes ou un peu d'histoire ou encore des commentaires un peu plus subjectifs comme le Routard... les seules bonnes descriptions sont celles des hôtels, et pas toujours mises à jour....
Le temps n'étant pas propice à la balade
ou la baignade, nous roulons vers Mission Beach où notre petit hôtel nous
attend.
16 juillet 2008
Atherton Tableland
Tatjana, Ayumi, Ken et moi louons une voiture pour trois jours, nous allons visiter l'Atherton Tableland. Entre Cairns et Innisfail, à l'intérieur des terres, cette région est très verte, riche en lacs, cascades, parcs nationaux, petits villages, forêts humides et les magnifiques Misty Montains. Ce sont ces montagnes verdoyantes (qui entourent Cairns) dont les sommets sont toujours voilés par un genre de brouillard ou de nuage très bas.
Mais avant de découvrir les beaux paysages de campagne, nous nous arrêtons au Nord de Cairns au Tjapukai Cultural Park. Appartenant au peuple aborigène ce parc permet de connaître un peu mieux leurs culture, croyances et traditions. Des petits spectacles racontent la légende de la Création à l'aide d'hologrammes ou nous expliquent comment lancer un boomerang, danser ou utiliser les plantes de la forêt. Intéressant mais tout de même très touristique (encore et toujours le même problème... ah le Queensland).
Comment faire du feu en moins d`une minute avec deux morceaux de bois...
Nous nous dirigeons ensuite vers un petit village nommé Mareeba. Près de là, nous visitons Coffee Works, une plantation de café avec un petit musée très rigolo car les anciennes machines à café sont présentées comme des trophées, sur fond de musique rétro et lumières disco.
Il y a également une dégustation à volonté de cafés, thés et petits chocolats. On ne se fait pas prier pour tout essayer et reprendre un peu de ce que l'on a préféré...
La nuit arrive tôt ici alors nous devons vite conduire jusqu'à Yungaburra, bordé de lacs. Nous tenons absolument à voir des ornithorynques mais ces petits animaux sont timides et on ne peut les voir qu'à la tombée de la nuit, lorsqu'ils nagent près de la rive. J'étais un peu énervée car je les avais prévenus qu'il fallait se dépêcher car on arriverait trop tard. De plus mes chers camarades parlent à voix haute alors on peut toujours rêver... mais on ne verra rien du tout.
Arrivée au Backpackers. Bonne surprise, c'est une charmante maison tout de bois vêtue, où les voyageurs arrivent et ne repartent pas car l'ambiance y est extrêmement tranquille, très chaleureuse, l'endroit est confortable et il y a des balades organisées en canoë à la tombée de la nuit, ou à vélo. Lorsque nous arrivons, tout le monde est en train de faire du pain maison et de cuisiner ensemble. Puis ils ont tous mangé autour d'une grande table. Quant à nous, Ayumi et Tatjana sont cuisinières donc on ne s'est pas laissés mourir de faim. Barbecue! Gros steak saignant, cuisses de poulet, patates normales et patates douces, et tout un tas de légumes préparés de différentes manières. C'est une bonne idée d'avoir des copains qui cuisinent!
Je dois aussi dire que pour la première fois en 6 mois, j'ai pu profiter de vrai papier toilette moelleux, de vraies assiettes propres, de vrais couteaux qui coupent, de draps doux et d'une couverture chaude. C'est qu'au bout d'un moment, on finit par oublier ce qu'est le confort! Et quel bonheur de le retrouver!
14 juillet 2008
Cape Tribulation
Le problème lorsqu'on voyage seule et qu'en plus on est une fille, c'est que tout est plus compliqué. Je dois faire des choix sans partager l'avis de quelqu'un d'autre, tout est plus dangereux et aussi plus cher. Si je veux louer une voiture ou un van ou encore faire du camping, c'est mission impossible. Le gros avantage, c'est qu'il y a toujours de la place lorsque je réserve quelque chose pour une seule personne (visites, hostels et compagnie). Alors la location étant bien trop chère et périlleuse, j'ai opté pour un tour de deux jours dans un mini bus qui nous balade dans la région au Nord de Cairns.
Réveil 6h30, c'est parti! Nous nous arrêtons d'abord à Mossman Gorge. Là, coule paisiblement une rivière, au milieu de gros rochers gris et ronds. L'eau est cristalline et permet de voir les moindres détails malgré la profondeur. C'est vraiment un très joli endroit.
Nous faisons ensuite un tour rapide au Wildlife Sanctuary où je vois crocodiles, serpents et compagnie. Mais je découvre aussi pour la première fois cet incroyable animal, le casoar ou cassoary, de la famille de l'autruche et de l'émeu, mais avec les couleurs d'un babouin sur la tronche, une corne sur la tête et deux petites coucougnettes rouges qui pendouillent sous le menton. L'animal le plus vilain de la planète (après l'émeu...).
Puis nous nous dirigeons vers Cape Tribulation. En chemin nous nous arrêtons à Daintree pour faire une balade dans la forêt. Notre guide connaît très bien la forêt (dans laquelle les Aborigènes ont vécu pendant tant d'années alors que nous mourrions au bout d'une semaine...). Il nous a expliqué tout un tas de choses vraiment intéressantes! Mais je n'en ai compris que la moitié...
Enfin il y a cet arbre, les fourmis sont attirées par son odeur sucrée et s'installent à l'intérieur du tronc. L'arbre, lui, les laisse faire car ça le protège de je ne sais quoi. De même qu'il protège les fourmis! Elle est bien faite, la nature!
Il y a aussi ce tronc incroyable, mais malheureusement je n'ai pas compris un mot du pourquoi du comment.
Dans cette forêt humide, les arbres ont des racines qui sortent du sol un peu partout, ce n'est pas très bien organisé tout ça! Alors difficile de dire quoi appartient à qui! Mais l'effet est d'enfer! L'endroit ressemble vraiment à une forêt de sorcières, il est sinistre brrrrr.
C'était donc une super balade vraiment très intéressante.
Après cela, le bus nous dépose à un hostel perdu dans la forêt. Il y a partout sur le sol des petits fruits, de petites boules qui, en juger à la couleur, sont hautement toxiques : elles sont bleu Klein!!! Really!
Après midi libre. Je pars sur l'un des nombreux petits chemins de bois qui traversent le végétation pour atteindre la mer. ENFIN! Enfin une vraie plage comme je voulais en voir! Rien! Rien du tout! Pas d'hôtel, pas de bar ou de restaurant, pas même une petite cabane. Juste l'eau (remplie de méduses, crocos & cie), le sable blanc et très fin, puis les premiers palmiers, et la forêt très dense, et enfin les montagnes vertes qui se perdent dans les gros nuages. Magnifique! Bonheur! Joie intense!
Il y a sur cette plage (je n'avais jamais vu ça) des petits crabes blancs qui fabriquent des petites boules avec le sable et vont se planquer dans des trous. Toute la plage en est couverte, c'est étrange et incroyable!!!
Bon ben après tout cela, je suis un peu fatiguée!
Ben oui, ceci est un araignée...
12 juillet 2008
Great Barrier Reef
La fameuse Grande Barrière de corail! Elle s'étire sur 2 000 km le long de la côte du Queensland pour former le plus grand récif de la planète.
2 600 massifs distincts forment la barrière, parallèle à la côte, au milieu de laquelle se trouvent des lagons. On estime qu'elle est âgée de 600 000 à 18 millions d'années. Bien évidemment, elle est en danger mais les australiens font tout leur possible pour la préserver.
Alors si toutes les photos publicitaires nous montrent un univers coloré et très vivant, on est forcément un peu déçu à l'arrivée. Ceci dit je me doutais que ce ne serait pas comme sur ces maudites photos!
Nous partons sur un bateau ultra rapide, ce qui nous permet d'aller plus loin que la plupart des autres bateaux touristiques (contenant chacun 200 couillons) et d'éviter la vision de coraux totalement abîmés par toute cette foule permanente.
Ayumi est une très bonne plongeuse, elle part donc avec les bouteilles. Pour Tatjana et moi ce sera masque et tuba. Bonheur! Ça faisait bien longtemps! C'est vraiment génial de découvrir ce monde totalement différent de ce que l'on connaît, toutes cette flore et cette faune si étranges, et ces couleurs pimpantes et m'as-tu-vu!!! Malheureusement il y a beaucoup de vent et donc beaucoup de vagues et de courant, ce qui rend l'aventure fatigante. De plus il est difficile de prendre des photos.
D'ailleurs j'avais loué un bon appareil pour aller sous l'eau, et comme j'ai vachement de chance, il a pris l'eau et je l'ai bousillé (enfin ce n'est pas ma faute...). Bon, j'ai quand même eu le temps de faire quelques photos avant le drame...
Claire, la plongeuse professionnelle!
L`agence m`a donné quelques photos de professionnels. Je ne mets que celles des poissons que j`ai pu voir!
10 juillet 2008
Kuranda
Ce
matin, départ matinal pour prendre un train un peu spécial pour Kuranda. Il
retrace l'histoire de la voie ferrée de 35 km qui fut construite entre 1885 et
1910. Les conditions étaient très difficiles car il a fallu se frayer un chemin
dans la forêt tropicale et les montagnes (les aborigènes passant leur temps à
piller les tentes n'aidant pas).
Le
paysage est plutôt sympa!
Kuranda est une destination très touristique et n'a donc plus rien d'authentique. Ce n'est qu'un succession de marchés emplis de boutiques de souvenirs. Je dois dire que l'État du Queensland est particulièrement touristique, entre la Gold Coast et Cairns, et ça me tape un peu sur les nerfs. Tout n'est qu'attractions visant à vider le porte feuille des visiteurs.
Le comble!!! (Ce sont des pattes de kangourous)
La plaie, ce sont les groupes
d'asiatiques et leurs guides : ils sont partout, ils sont bruyants et prennent
des photos de tout ce qui bouge. Ce sont des moutons! Je suis un peu mauvaise
mais ce n'est franchement pas le genre d'atmosphère qui me ravit.
Je
leur laisse donc le plaisir de visiter la cage aux papillons, la cage aux
oiseaux ou la cage aux animaux venimeux et je joue la bonne carte en optant
pour la balade en bateau sur la rivière. Nous ne sommes que cinq et le pilote
bien sympathique partage avec nous ses connaissances de la forêt tropicale.
Nous longeons cette dernière qui est un impressionnant mur de végétation dense.
J'ai la chance de voir pour la première fois en Australie des crocodiles
"en liberté". Le chauffeur nous dit une bonne blague : "ici, les
crocodiles, on les appelle Louis (Louis Vuitton)". Haha
Je vous conseille de zoomer pour avoir un meilleur aperçu des deux féroces bêtes!
Mais qui part au ski...?

Y`a un dindon dans la forêt... ça ferait une jolie chanson!
Mais
si le village donne la nausée, il y a en revanche de jolies balades à faire
dans la Rainforest. Je me retrouve seule au milieu de cette flore abondante, ça
a quelque chose d'inquiétant... et c'est lors de ma promenade que je me suis
fait une réflexion :
Conclusion : toute la branche du singe et de l'homme ne s'est jamais développée en Australie?!?
Pour finir, une petite photo de mes copines Ayumi et Tatjana
08 juillet 2008
Journée galère mais on va pas s'plaindre
Ce matin il fait gris et il pleut encore. Mais cette fois, ça ne m'empêchera pas de partir en balade, j'vous l'dis.
Je prends donc le bus en direction de la plage la plus proche. Il n'y a qu'un bus par heure et bien entendu, malgré mes grands signes au milieu de la route, le chauffeur ne s'arrête pas... alors je ne prends pas de risque pour avoir le prochain, je vais directement à la station de bus principale. Sachant que la plage Machans Beach n'est pas propice à la baignade, je me doute qu'elle n'est pas très touristique. En effet, je me retrouve plantée dans un tout petit village très paisible et perdu dans la brousse. J'espérais pouvoir atteindre la seconde plage en marchant sur le sable, malheureusement je me retrouve vite bloquée par une rivière, la Mangrove et tout le tsoin-tsoin. Je n'ai pas envie d'attendre le bus alors je décide de marcher le long de la route. C'est finalement au bout d'une heure et demi au bord de la voie rapide et les pieds en feu que j'arrive enfin au second village, un peu plus animé que le premier. Je vous présente Claire qui voyage seule et se retrouve toujours dans des situations pas possibles!
Enfin j'ai bien mérité mon repas Fish & Chips...
Cette fois ci, j'attends sagement le bus qui m'emmène au troisième village. Il pleuvote toujours donc il y a très peu de monde sur la plage qui est vaste. Je fais une balade sympa au bord de l'eau puis rentre à Cairns. Vivement le retour du soleil!
07 juillet 2008
Rainforest et Roulette
La journée d'hier fut plutôt bien remplie. Je pars avec Tatjana au centre ville. Nous visitons une grand marché de fruits et légumes, je me régale toujours autant à admirer les couleurs, les odeurs et l'animation des marchés.
Puis nous retrouvons Ken, un ami très sympa d'Ayumi (ces japonais sont d'une politesse et d'une générosité sans égales), pour visiter la Cairns Regional Gallery, qui semble bien être la seule galerie d'art de la ville : il faut savoir que les australiens sont vraiment passionnés par le sujet...
Le musée est assez petit mais intéressant, avec entre autres une exposition de peintures datant de 1850 à 1950 sur les paysages australiens, de la côte à l'Outback. Quelques peintures de Sydney Nolan qui est un artiste très connu mais alors je n'aime pas du tout du tout...
Également une surprenante expo de chapeaux très chics et extravagants réalisés dans des matériaux pas tellement nobles, tels que balais à chiottes, éponges récurantes, grillages en plastique ou cintres en plastique fondus.
Nous prenons ensuite le bus en direction des Flecker Botanic Gardens. Bon, les jardins, quand on en a vu un... c'est toujours un peu la même chose. Mais avant de nous y rendre, nous avons traversé la Rainforest, jolie forêt humide ressemblant bel et bien à une jungle. Nous empruntons un petit sentier de bois car le sol est couvert d'eau, il y a des crocodiles dans le coin et tout un tas de bêtes sauvages, je ne me risquerais pas à y tremper un orteil...
À la nuit tombée, nous retournons en ville où Ayumi nous attend pour "déguster" un repas gratuit dans un bar, puis faire un tour au Casino. J'ai passé au moins une heure à regarder avec beaucoup d'attention des gens jouer à la Roulette. J'ai fini par en comprendre les règles et j'étais si fascinée que je ne pouvais me décoller du fauteuil. Je n'ose pas imaginer si j'y jouais moi même. Ceci dit j'ai vite compris qu'on perd plus d'argent qu'on n'en gagne, à moins d'avoir de quoi jouer de grosses sommes!
Oh ces sales touristes, ils sont partout!
Un petit air de Guyane?
Quant à aujourd'hui, j'avais décidé de sortir enfin de la ville, mais le temps est typiquement tropical, pluie lourde, gros nuages gris et chaleur étouffante... Nan, la plage c'est pas pour maintenant!
Et puis j`ai une petite question pour vous. C`est assez compliqué ici de rédiger mes messages. Je ne peux pas le faire depuis mon propre ordi. Pour le dernier message, je tente de régler le problème de l`image à 360 degrés (c`est que j`y ai passé du temps!!!). Et sur les PC ici, mes photos semblent très sombres, alors dites-moi si vous les voyez bien ou quasiment noires! Merci!
05 juillet 2008
L'improbable Cairns
Je m'y étais pourtant préparée mais c'est le choc. Difficile à croire, mais je suis toujours dans le même pays... après un hiver pas tellement rude mais vraiment désagréable (vent, pluie, froid), me voici en 3h d'avion sous les tropiques. L'air est chaud et humide. Une brise fraîche permet de ne pas étouffer. Le climat idéal. En un rien de temps je quitte les bottes, le gros pantalon, les pull, sous-pull, sous-sous-pull et tricot de peau. Adieu le manteau noir, bonjour le maillot bariolé, je suis à Cairns!
Tatjana (allemande, elle était dans la maison à Glenferrie) m'attend avec impatience à l'hostel où nous avons une chambre pour deux à seulement 17$ la nuit. Un repas gratuit, puis nous rejoignons Ayumi (japonaise), quel plaisir de les revoir!
Cairns est une ville pas tellement grande (environ 100 000 habitants) mais gorgée de backpackers. Le guide décrit le lieu comme le rendez-vous de tous les routards car lorsque l'hiver arrive, elle devient le refuge des voyageurs et vacanciers. Alors Cairns est incroyablement touristique et jeune. Mais elle est aussi excessivement paisible. No stress ici, juste don't worry, be happy (sauf si vous y cherchez du travail car bien sur, toutes ces cigales ont chanté tout l'été, les voici à présent dépourvues!).
Ses rues sont très vastes et il y a peu de circulation. Partout, diverses sortes de plantes dont d'innombrables palmiers et de grands arbres aux racines apparentes. Des grands espaces de verdure et un lagon artificiel sont aménagés pour que les touristes puissent se prélasser au soleil. Puis lorsque la nuit tombe, la ville prend des allures de décor de cinéma. Les spots de lumière donnent aux plantes un aspect plastique, le gazon est parfaitement régulier et les bars et casinos nous attirent l'oeil de leurs enseignes clignotantes.
Mais cette ville qui se veut paradisiaque avec son large front de mer et bordée de grandes collines verdoyantes a comme une verrue au milieu du front : sa plage est absolument inaccessible. À marée basse, des centaines de mètres de vase vous empêchent d'accéder à la mer. Si cela semble bien être le défaut majeur de la ville, je trouve que c'est ce qui en fait tout le charme. C'est parce qu'il n'y a pas de plage que Cairns n'est pas une station balnéaire comme les autres.
Alors au lieu d'avoir toute une tribu de flamands roses visant à ressembler à des écrevisses, on peut admirer une faune et une flore bien plus riches et "naturelles" ainsi que de jolis coloris me rappelant le Cap Ferret : le gris de la vase, le vert sali de la végétation qui tente d'y pousser, le rouge-marron des crabes et le gris-blanc des mouettes. Au large, le bleu turquoise et des petits points blancs, les voiliers.
Voici donc comment le principal défaut de Cairns en fait à mon goût toute son originalité. Improbable côtoiement du naturel et de l'artificiel.
Voici donc le lagon artificiel bleu turquoise et le vrai lagon marronnasse!
Et voici un petit aperçu a 360 degrés!




























































































