22 août 2009
Kakadu ---> Darwin
My apoligies... Je sais, ça traîne, ça traîne, mais j'ai plein de travail en ce moment, réjouissez-vous pour moi!
Nous quittons notre agréable hôtel pour effectuer la dernière étape en voiture sur le Territoire Nord.
Les grands espaces rouges sont à présent loin derrière nous et je me sens déjà un peu nostalgique. Mais plein de belles découvertes nous attendent encore.
Darwin est une ville bien agréable et décontractée. On sent qu'elle est en pleine expansion et beaucoup de beaux immeubles modernes ne sont même pas encore habités. Le climat est encore plus tropical et on s'y sent apaisé après la folie des derniers jours et les nombreuses heures de route, traversant des espaces infinis.
Mais le port occupé par l'actuelle Darwin a ses plaies causées par l'histoire, car il fut bombardé 64 fois au cours de la Seconde Guerre Mondiale et ravagé par le cyclone de Tracy en 1974. C'est pourquoi tout est très neuf, dans cette ville où c'est l'été toute l'année.
Encore un hôtel sympathique...









Au coucher du soleil on nous conseille un endroit éloigné du centre
ville où l'on peut voir des kangourous. Les seuls que j'aperçois sont...

Le soir nous dînons au Wharf, au bout de la jetée où tous les restaurants se mêlent, et nous mangeons des fruits de mer (enfin beaucoup de friture, ils ne sont pas très amis avec les produits frais ici...) au bord de l'eau.
21 août 2009
Kakadu - Yellow Waters
Au menu d'aujourd'hui, de nombreuses photos pour une longue journée qui restera gravée dans nos mémoires.
Kakadu National Park, inscrit au Patrimoine Mondial, abrite non seulement une grande variété de faune et de flore, mais aussi parmi les plus importants sites d'art rupestre en Australie.
Le parc compte plusieurs peuplements aborigènes, d'autres parties sont réservées à l'exploitation de mines d'uranium.
La différence entre les saisons sèche et humide est telle que certaines zones asséchées aujourd'hui peuvent être noyées sous 3m d'eau en Janvier! Les billabongs formés par de petits ruisseaux interrompus et aux allures de marécages sont infestés de crocodiles et autres animaux aquatiques.
À la saison humide, les plaines inondables s'étendent et les routes deviennent impraticables.
Notre balade sur la Yellow Water est véritablement un point fort de
notre voyage. La faune est splendide et surtout, d'énormes crocos sont
tout autour de nous.
On trouve ici le crocodile de rivière ou "freshie", environ 3m de long,
qui est inoffensif pour l'homme, et celui d'eau salée ou "saltie",
pouvant atteindre les 7m, très très méchant et il ne faut pas laisser
un petit doigt traîner dans l'eau. Il y a d'ailleurs de nombreux
panneaux sur les routes, près des rivières, pour nous mettre en garde.
Il y a aussi dans la région le beau lézard à collerette qui court sur
ses deux pattes arrière, mais on n'aura pas la chance d'en voir.
Dans cet environnement marécageux, les oiseaux s'en donnent à coeur joie et nous nous régalons aussi sur notre petite croisière de 2h bien moins touristique que celle de la veille. L'endroit est si paisible, riche et rempli de vie que l'on est conscient de vivre un moment rare.
Le Jabiru, du même nom que le village où nous passons la nuit, est un
bel oiseau aux grandes pattes rouges comme des baguettes, avec un long
bec tout droit et très puissant (même les crocos évitent de s'en
approcher).
De retour sur la route, de magnifiques aigles tournent dans le ciel et dévorent les kangourous morts sur la bas côté. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi nous ne pouvons pas apercevoir de marsupiaux vivants, mais finalement un Ranger nous informe que les kangourous vivent plutôt au sud de l'Australie, et les seuls que nous pourrions voir ici sont les wallabies, plus petits, environ de la taille d'un chien.
À Nourlandie se trouvent les fresques rupestres les plus connues du parc de Kakadu. Difficile de dater les oeuvres d'art puisqu'on nous informe parfois qu'elles ont été créées dans les 1000 dernières années, puis dans le guide qu'elles datent de 10 000 à 20 000 ans. Parfois des avions et des dromadaires sont représentés dans les peintures, ces dernières auraient moins de 150 ans. En conclusion les couches se superposent et correspondent à différentes époques.
Quoi qu'il en soit, la beauté des couleurs éclatantes (rouge, ocre et blanc) et la finesse du trait sont fascinantes. Force est de constater que ces oeuvres anciennes ne sont jamais composées de petits points. Alors ces grands tableaux que l'on trouve dans toutes les galeries d'art aborigène sont-elles vraiment inspirées des ancêtres, ou plutôt du pointillisme européen?

À gauche un homme très allongé, à droite un beau kangourou.

Un gros lézard à la queue interminable.
La chasse au kangourou avec des boomerangs.

Les hommes et les femmes dansent. Chaque danseur raconte une histoire à travers la cérémorie de la danse, sur le rythme des bâtons tapés au sol et des didjéridoos.
Nabulwinjbulwinj, un esprit dangereux qui mange les femmes après les avoir frappées avec une igname (patate douce).
Cette grande fresque raconte toute une histoire. L'étrange personnage en haut à droite est l'homme éclair, c'est une sorte de Zeus aborigène. Près de lui, le grand personnage représente Namarndjolg, qui a brisé la loi de l'inceste avec sa soeur et devint plus tard Ginga, le grand crocodile d'eau salée.
En dessous, les membres de la familles sur le chemin de la cérémonie. Au dessus de leurs têtes, des poissons dont ils se nourrissaient beaucoup.
Les plus anciennes peintures sont considérées comme des "oeuvres des
esprits" et dépeignent des événements qui relient l'individu à
l'évolution de la loi aborigène. Certaines histoires ne sont pas ouvertes à la connaissance de tous, certaines de ces fresques sont sacrées et ne sont pas offertes aux yeux de tous.
Le soir nous nous rendons à un autre site d'art rupestre, Ubirr. Ici aussi, de très belles peintures qu'il faut savoir trouver en tordant la tête et en scrutant des plafonds très bas. On y trouve une multitude d'animaux (wallabies, opossums, tortues, poissons...), exécutés dans le style dit des rayons X.
Beau coucher de soleil au sommet de la falaise avec une vue à 360° sur les marécages à la végétation luxuriante.
Je viens juste de revoir Crocodile Dundee (que j'ai trouvé très drôle) et le film se déroule à Kakadu National Park, et pour impressionner la belle journaliste américaine, il l'emmène admirer le coucher de soleil à l'exact endroit où nous nous trouvions!
20 août 2009
Katherine ---> Kakadu National Park
Le soir de notre arrivée à Katherine, tout est fermé dès 17h et les rues sont désertes, bien que ce soit l'une des seules agglomérations importantes entre Darwin et Alice Springs.
Nous réservons un tour de 4h à Katherine Gorge pour le lendemain, et nous nous retrouvons ce matin dans l'un de ces gros bateaux à touristes avec l'amère sensation de faire partie du groupe du 3ème âge...
Le parc Naturel est constitué de 13 gorges séparées par des rapides. Nous en traversons trois. Saison sèche, l'eau est basse et nous devons changer de bateau à chaque gorge car il n'y a plus assez d'eau pour passer entre les rochers. Pour ma part la balade est franchement décevante car après les photos prometteuses des catalogues, je m'attendais à traverser une gorge coincée entre deux parois verticales étroites et immenses, me croyant presque dans l'une de ces scènes du Seigneur des Anneaux, mais la réalité était bien moins impressionnante et la balade, bien qu'agréable, est trop dirigée, contrôlée, touristique quoi! Ce que je préfère!

Bon c'est quand même pas mal...




Un croco...
Mais vite, vite, nous devons reprendre la route pour atteindre Kakadu avant la nuit car il est interdit de conduire après le coucher du soleil.
Nous traversons des "forêts" pelées et légèrement verdâtres, sans fin et peuplées de termitières immenses. Nous sommes loin des paysages tropicaux que nous imaginions ; quant aux kangourous, ils ne sont toujours pas au rendez-vous et le dernier tronçon de route devient monotone.
Allons, ne tombons pas dans la déprime! Arrivés à Kakadu nous sommes dans un super hôtel, nous sommes tous ensemble dans un mini appartement. De grands palmiers au tronc lisse et blanc nous accueillent à l'entrée et nous pouvons profiter d'une grande piscine avec petite cascade et spa ainsi que du grand jardin où l'on peut s'installer pour siroter une bière rafraîchissante, car ici les soirées sont chaudes (à la nuit tombée il fait encore 34°!). Il fait bon vivre, on se pose enfin!
19 août 2009
Tenant Creek ---> Katherine
Nous quittons Tennant Creek tôt ce matin pour effecter les quelques 600km qui mènent à Katherine.
Sur la Highway qui traverse de grands espaces de désert semi-aride, d'énormes termitières rouges sont posées çà et là . Nous étions impressionnés par les premières, mais plus nous avançons, plus leur taille est imposante, jusqu'à atteindre 3 ou 4 mètres de hauteur!
Newcastle Waters était autrefois une ville très peuplée, si j'ai bien compris il y avait beaucoup, beaucoup de bétail dans la région. Nous pouvons entrer dans quelques maisons et dans le Junction Hotel (fermé en 1974) qui pourrait presque être hanté...
Nous sommes près de la limite entre le Top End au sud, himide selon la saison, et le Red Centre invariablement sec.
Daly Waters à l'heure de déjeuner. L'aérodrome y connut son heure de gloire durant la Seconde Guerre Mondiale et on y retrouve quelques traces de cette époque (vieux objets, carcasses d'avion et d'hélicoptère...). La licence du Pub date de 1893 (très vieux pour l'Australie!).
À Mataranka on sent que l'on n'est plus tout à fait dans une région désertique. Au coeur de la forêt humide, un bassin thermal à 34° nous permet de nous régénérer après de longues heures de route. Lorsqu'on sait à quel point la faune et la flore des forêts humides peuvent être peu accueillantes, cela fait une drôle d'impressionn de se baigner dans l'un des rivières! Mais les eaux chaudes sont cristallines et c'est un régal!
Nous continuons sur l'interminable Stuart Highway jusqu'à Katherine. Lorsque c'était mon tour de conduire notre Toyota automatique, la caravane devant nous a éclaté son pneu et dévié rapidement sur la voie de droite. Heureusement qu'il n'y avait pas de Road Train en face à ce moment là! De quoi créer quelques émotions...
18 août 2009
Alice Springs ---> Tennant Creek
Notre tour terminé et de retour à Alice Springs, nous louons une voiture spacieuse et nous partons sur la route qui traverse le Territoire Nord, tout droit du sud vers le nord.
Sur la route nous croisons des Road Trains, de longs camions à la cabine rutilante comme celles des américains, suivie de deux, trois, même quatre remorques qui se dandinent de droite à gauche, donnant l'illusion d'un serpent gigantesque... difficile à doubler!
Les petites villes composées d'une station essence, d'un pub et de quelques hôtels, bordent la route tous les cent kilomètres. À part ces quelques traces de vie humaine, il n'y a rien, rien que de la terre, des rochers, des arbres secs et quelques oiseaux et vaches. Même pas de kangourou, ce qui nous déçoit et nous étonne car nous nous attendions à en voir sauter partout! Mais où sont-ils???
Ici la Red Centre Farm et son verger de mangue. Nous y achetons du vin de mangue (qui s'avéra être imbuvable!).
Et là, Barrow Creek Hotel, ce genre de vieux pub que l'on retrouve tout au long de notre périple : nombre de billets de banque, de messages, de photos dont les couches inférieures sont jaunies par le temps, de casquettes et même des soutien-gorges en tapissent les murs. Pour laisser sa petite touche personnelle, papa fait une rapide caricature du propriétaire.
Il paraît que Wycliffe Well est le lieu de predilection des extra-terrestres pour enlever les terriens!!! Ce doit être la raison pour laquelle le bâtiment du camping est couvert de coupures de journaux décrivant des phénomènes paranomaux.
Et puis nous atteignons en fin de journée les fameuses Devil's Marbles (les billes du diable), de spectaculaires blocs de granit érodés qui semblent avoir été jetés en tas par un géant invisible. Les Aborigènes pensent que ce sont les oeufs du serpent Arc-en-ciel.Ces boules qui semblent parfois tenir en équilibre sont éparpillées à perte de vue. Les différentes couches de roche qui les forment se séparent peu à peu comme des peaux d'oignons et leur donnent une jolie texture aux nombreuses nuances allant du beige au rouge.

Nous arrivons juste après le coucher du soleil à Tennant Creek après avoir failli finir au bord de la route, morts de soif et sans essence. Quelle aventure!
17 août 2009
100ème message!
Bienvenue sur mon blog, aujourd'hui je fête mon 100ème message! Merci pour tous vos commentaires qui me donnent l'énergie de continuer à vous écrire régulièrement!
Nous nous rendons au cratère formé par la chute d'une comète d'1km de diamètre il y a 142 millions d'années, et qui devrait avoir disparu avec l'érosion. Mais si nous pouvons encore l'observer aujourd'hui, c'est parceque la roche qui était sous terre et a ressurgi au niveau du point d'impact est très dure, et elle a été moins usée par le temps, tandis que les autres roches se sont décomposées.
Aujourd'hui nous sortons des sentiers battus et découvrons les capacités de notre gros 4x4 grâce à notre super-chauffeur Jodi. En suivant le lit de la rivière asséchée Finke River, nous grimpons sur de gros rochers et nous nous enlisons dans le sable. Et Jodi, taquin, fait crier les filles en grimpant sur des buttes très abruptes et en escaladant de gros obstacles sur deux roues!
Palm Valley est célèbre pour sa variété rare de palmiers rouges.
Petit arrêt à l'ancienne maison de l'artiste Albert Namatjira qui fut le premier aborigène à obtenir la nationalité australienne en 1956 (ce qui lui permettait entre autres d'acheter de l'alcool pour sa tribu qui n'y avait pas droit). Contrairement aux peintures traditionnelles faites de petits points, la plupart du temps abstraites, ses oeuvres représentaient de véritables paysages australiens et eurent beaucoup de succès. Bien qu'il soit devenu très riche, une simple petite maison dans le bush suffisait à l'artiste et à sa femme.
Pour finir nous entrons dans l'un des villages aborigènes qui sont habituellement interdits d'accès. Ils ont donc des maisons, des vieilles voitures, des chiens, mais on sent qu'il n'y a aucune organisation. Ce n'est pas bien entretenu. Les gamins traînent dans les rues de terre et se gavent de sucreries à l'entrée de la seule épicerie.
Puis il est temps de dire au revoir à notre groupe, nous sommes de retour à Alice Springs. Nous passons tout de même une dernière soirée avec eux. Papa se régale à causer anglais et raconte aux australiens ses grandes aventures de voyage devant leur oreilles ébahies! Quant à moi, je leur donne rendez-vous dans quelques semaines puisque nous habitons tous dans la même ville et qu'ils sont vraiment sympas!
Super soirée au Saloon, déco d'enfer, et au menu : brochettes de dromadaire, médaillon de buffle, saucisse d'émeu, steak de kangourou et purée de crocodile!
16 août 2009
Kings Canyon
Lever 5h30. Comme d'habitude il faut profiter de la fraîcheur du petit matin pour faire les longues balades. Nous grimpons au sommet des falaises de Kings Canyon dont le spectacle est époustouflant.
Notre guide super-crado Jodi (jamais de douche et la même chemise chaque jour plus tâchée...) nous informe sur la formation de ces reliefs (n'insiste pas Adrien, je ne rentrerai pas dans les détails!) et sur la flore qui y pousse, telle que le Ghost Gum au beau tronc blanc, dont les aborigènes se servaient comme protection solaire pour leurs bébés, et qui en temps de sécheresse est capable de couper la circulation de l'une de ses branches pour survivre. C'est pourquoi tous ces arbres extraordinaires ont de nombreuses branches mortes, d'où repartent de nouvelles pousses!
Nous longeons le bord du canyon qui s'étend à perte de vue, puis nous pénétrons dans le Garden of Eden dans l'une des failles. Le panorama donne le vertige, les roches se superposent, formant des piles de pancakes géants et rouges, paysages qui me rappellent vraiment ceux de ma chère BD La Nef des Fous.
Au milieu de ce paysage irréel, nous découvrons au sol les ondulations du sable fossilisé correspondant aux fonds des longues étendues d'eau qui couvraient le territoire il y a des millions d'années.
Retour sur la piste



Nous arrivons plus tard à notre nouveau camping dont l'équipement est tout neuf!
Puis nous faisons une agréable promenade au sommet et dans la gorge Ormiston où nous observons un beau héron cendré, de magnifiques petits perroquets, et surtout notre premier marsupial : un euro, sorte de petit kangourou de la taille d'un chat. C'est drôle qu'il ne soit pas effrayé par l'homme!
14 août 2009
Kata Tjuta & Uluru
Lever 5h30. Nous avons réservé un tour organisé, mais au lieu d'un grand bus à touristes, nous sommes dans un vrai tout-terrain à 15 places, et nous voici sur la highway en direction d'Uluru qui est, mine de rien, à environ 450 km d'Alice Springs!
Petit arrêt à Frontier Camel Farm, un élevage de dromadaires et un petit musée de photos retraçant l'histoire de leur introduction en Australie dès 1840 et les courses de dromadaires organisées dans le désert.
Dans les années 20, presque tous furent relâchés dans la nature car remplacés par l'automobile. Aujourd'hui ils sont donc à l'état sauvage!

On a la chance d'en voir près de la piste avant qu'ils ne s'échappent en file indienne
Toute la région a une grande signification culturelle pour le peuple aborigène du nom d'Anangu. Ce sont eux qui désignent Ayers Rock sous le nom d'Uluru. Mais avant tout, nous approchons une série de monolithes appelée Monts Olgas (Kata Tjuta). Nous nous introduisons dans une gorge dont les hautes parois rouges se dressent à la verticale et lorsque le soleil apparaît et les inonde de lumière, elles prennent soudain une couleur flamboyante et l'on se sent tout petit.

Philippe, maman, Marie-Hélène et papa
Plus tard nous nous dirigeons vers l'emblème de l'Australie : le fameux rocher gigantesque Ayers Rock. À quelques kilomètres de distance, nous l'admirons changer de couleur sous le soleil couchant, passant de l'ocre-brun au pourpre pour finir par toute une gamme de rouges du plus vif au plus profond. Les quelques nuages à l'horizon empêchent parfois la magie de faire son effet, mais le spectacle reste néanmoins spectaculaire, d'autant qu'il est accompagné d'une petite coupe de vin pétillant (qu'on appelle champagne ici, of course).
Les couleurs sont magnifiques et le monolithe a vraiment quelque chose de mystique.

On n'est pas tout seuls, les petits vieux en sont déjà à la tisane...
13 août 2009
Melbourne ---> Alice Springs
Ça y est, c'est le grand départ! Hier les parents sont arrivés à Melbourne, ils ont fait la connaissance de Matt, puis nous nous sommes baladés dans le centre-ville avant de dîner dans Lygon St près de chez nous, dans un restaurant grec dont le chef cuisto est très connu ici, en Australie.
Puis c'est le grand départ. Je joins mes parents et leurs amis les Teillard dans leur grand voyage qui avait commencé à Sydney, et à 6h du matin nous sommes dans l'avion pour Alice Springs, le point de départ d'une longue traversée de plus de 1500 km du Territoire Nord. Mon rêve de grand désert australien se concrétise enfin!
Alice Springs est une petite ville de 125 ans d'histoire, qui n'était à l'époque qu'un relais télégraphique. Dès notre arrivée, la culture aborigène est très présente. L'aéroport présente une moquette bariolée aux motifs aborigènes, les mêmes que l'on retrouve sur les jupes des hôtesses de l'air de la compagnie Qantas.
Le paysage est vraiment aride. La "rivière" qui longe la ville est asséchée, il fait plus de 30° et le soleil cogne fort.
Le petit centre ville est intéressant, avec ses pubs et ses (très) nombreuses galeries d'art aborigène de plus ou moins bonne qualité. Mais la présence d'aborigènes traînant dans les rues dans leurs vieux vêtements laisse une image bien triste de ce peuple qui pourtant, à ce qu'il paraît, s'intègre de mieux en mieux à la société (écoles, galeries d'art, tourisme...).
Entre 8 000 et 10 000 aborigènes vivent autour d'Alice Springs dans des villages. On les appelle dry communities car l'alcool y est interdit (après avoir vu le fléau dans d'autres villes, on comprend pourquoi!).
Autre détail intéressant : la School of the Air est une école virtuelle pour les enfants isolés de l'Outback (fermes, mines, communautés aborigènes). Elle fut la première au monde en 1951 à enseigner par radio. Aujourd'hui l'enseignement se faire par internet (webcam).
Ceci dit, Alice Springs reste un endroit très touristique et on en fait vite le tour. Elle est avant tout le point de départ d'une grande balade en 4x4 qui nous attend demain matin!

Le premier d'une longue série d'agréables hotels!
01 août 2009
Jardins, squelettes et fêtes en tous genres
Voici un petit récit des derniers événements melbourniens!
Pour commencer, nous sommes allés au Cirque du Soleil voir le spectacle Dralion. C'est ma première fois dans un vrai grand cirque, j'en suis toute émue...
C'est trop kitsch et c'est ça qui est bon!
Au fond de la scène, un spectacle incroyable : les acrobates sautent sur deux trampolines géants en alternance, et au moment d'atteindre le point culminant de leur saut, ils restent un instant suspendus dans les airs, donnant l'illusion de marcher horizontalement sur le mur, c'est très impressionnant!
Visite du Melbourne Museum, un super bâtiment très moderne dans lequel je découvre différentes expos très intéressantes, dont des squelettes immenses de dinosaures et autres bébêtes bizarres.
Voici un drôle de petit animal dont la forme du crâne est incroyable, non?
Voici une baleine bleue pygmée, c'est à dire que sa taille est deux fois plus petite que les autres...
Un petit tour aux magnifiques Botanic Gardens et le grand mémorial Shrine of Remembrance
d'où l'on a une superbe vue sur le centre ville!
À la maison, Jen nous prépare des scones, ces petits gâteaux que l'on couvre de confiture et de crème. Ces irlandais... ils en raffolent!
Lisa éparpille son cerveau sur la table.
Elle tente de remettre de l'ordre dans tous ses beaux dessins.
Et puis comme ici c'est l'hiver, on met les gros pulls en laine et on fête Noël à nouveau
(ainsi que l'anniversaire de Bryan)!

Matt, Shane, Tomy, Dave, Lisa, Kouakack, Bryan, Jen, Tahnee et Jess !
"The factory" est une ancienne usine transformée en loft que se partage une douzaine d'irlandais. C'est super bien rénové et les pièces sont immenses, idéal pour des soirées, telles que celle organisée par Jen à l'occasion de son anniversaire, et qui fera office de premier de l'an, après la soirée de Noël la semaine précédente! Robes, paillettes et cotillons!
Lorsqu'on jette des ballons sur la bouche d'aération au sol, ils restent tous en suspension dans les airs sans jamais retomber par je ne sais quelle magie. Du coup, nous, on a joué aux apprentis sorciers!


Vous aimez ma nouvelle coiffure?
Nous allons aussi à l'opéra de Melbourne pour assister au concert des Beatles, oui oui! Enfin presque... c'est un groupe de musiciens qui a décidé de faire une tournée en interprétant les chansons des Beatles de façon aussi fidèle que possible. Et pour cela, ils sont accompagnés de l'orchestre philharmonique de Melbourne. John Lennon était ressuscité l'espace d'une soirée... magique!
J'ai même fait un petit film pour vous montrer. La qualité n'est pas des meilleures mais je ne pouvais pas regarder l'écran et cacher l'appareil entre mes mains en même temps... chhhut
Les parents de Matt reviennent nous rendre visite.
Comme il se doit nous faisons un petit tour dans Brunswick St.
Pour finir nous sortons un peu de Melbourne pour visiter une gallerie d'art incroyablement moderne, au milieu des vignes dans la région de la Yarra Valley, réputée pour ses nombreux vins.
Et voici qu'il est temps de rejoindre les Moine et les Teillard pour un voyage qui promet de beaux moments, dont je vous ferai profiter dès mon retour!
Bon mois d'Août à tous!



















































































































































