01 décembre 2009
Bonjour tout le monde (enfin ceux qui ont encore le courage de me visiter...)
En raison de mon déménagement soudain, ma préparation de demande de visa, ma recherche de travail, et toutes les autres petites choses pas drôles du tout à gérer, je n'ai pas trop la tête à travailler sur mon blog en ce moment. Il me tarde pourtant d'écrire la suite de notre voyage avec des photos de paysages toujours plus beaux, alors je vous promets d'être de retour le plus vite possible, ne m'abandonnez pas!
Bonnes fêtes à tous et à très très vite!
22 août 2009
Kakadu ---> Darwin
My apoligies... Je sais, ça traîne, ça traîne, mais j'ai plein de travail en ce moment, réjouissez-vous pour moi!
Nous quittons notre agréable hôtel pour effectuer la dernière étape en voiture sur le Territoire Nord.
Les grands espaces rouges sont à présent loin derrière nous et je me sens déjà un peu nostalgique. Mais plein de belles découvertes nous attendent encore.
Darwin est une ville bien agréable et décontractée. On sent qu'elle est en pleine expansion et beaucoup de beaux immeubles modernes ne sont même pas encore habités. Le climat est encore plus tropical et on s'y sent apaisé après la folie des derniers jours et les nombreuses heures de route, traversant des espaces infinis.
Mais le port occupé par l'actuelle Darwin a ses plaies causées par l'histoire, car il fut bombardé 64 fois au cours de la Seconde Guerre Mondiale et ravagé par le cyclone de Tracy en 1974. C'est pourquoi tout est très neuf, dans cette ville où c'est l'été toute l'année.
Encore un hôtel sympathique...









Au coucher du soleil on nous conseille un endroit éloigné du centre
ville où l'on peut voir des kangourous. Les seuls que j'aperçois sont...

Le soir nous dînons au Wharf, au bout de la jetée où tous les restaurants se mêlent, et nous mangeons des fruits de mer (enfin beaucoup de friture, ils ne sont pas très amis avec les produits frais ici...) au bord de l'eau.
21 août 2009
Kakadu - Yellow Waters
Au menu d'aujourd'hui, de nombreuses photos pour une longue journée qui restera gravée dans nos mémoires.
Kakadu National Park, inscrit au Patrimoine Mondial, abrite non seulement une grande variété de faune et de flore, mais aussi parmi les plus importants sites d'art rupestre en Australie.
Le parc compte plusieurs peuplements aborigènes, d'autres parties sont réservées à l'exploitation de mines d'uranium.
La différence entre les saisons sèche et humide est telle que certaines zones asséchées aujourd'hui peuvent être noyées sous 3m d'eau en Janvier! Les billabongs formés par de petits ruisseaux interrompus et aux allures de marécages sont infestés de crocodiles et autres animaux aquatiques.
À la saison humide, les plaines inondables s'étendent et les routes deviennent impraticables.
Notre balade sur la Yellow Water est véritablement un point fort de
notre voyage. La faune est splendide et surtout, d'énormes crocos sont
tout autour de nous.
On trouve ici le crocodile de rivière ou "freshie", environ 3m de long,
qui est inoffensif pour l'homme, et celui d'eau salée ou "saltie",
pouvant atteindre les 7m, très très méchant et il ne faut pas laisser
un petit doigt traîner dans l'eau. Il y a d'ailleurs de nombreux
panneaux sur les routes, près des rivières, pour nous mettre en garde.
Il y a aussi dans la région le beau lézard à collerette qui court sur
ses deux pattes arrière, mais on n'aura pas la chance d'en voir.
Dans cet environnement marécageux, les oiseaux s'en donnent à coeur joie et nous nous régalons aussi sur notre petite croisière de 2h bien moins touristique que celle de la veille. L'endroit est si paisible, riche et rempli de vie que l'on est conscient de vivre un moment rare.
Le Jabiru, du même nom que le village où nous passons la nuit, est un
bel oiseau aux grandes pattes rouges comme des baguettes, avec un long
bec tout droit et très puissant (même les crocos évitent de s'en
approcher).
De retour sur la route, de magnifiques aigles tournent dans le ciel et dévorent les kangourous morts sur la bas côté. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi nous ne pouvons pas apercevoir de marsupiaux vivants, mais finalement un Ranger nous informe que les kangourous vivent plutôt au sud de l'Australie, et les seuls que nous pourrions voir ici sont les wallabies, plus petits, environ de la taille d'un chien.
À Nourlandie se trouvent les fresques rupestres les plus connues du parc de Kakadu. Difficile de dater les oeuvres d'art puisqu'on nous informe parfois qu'elles ont été créées dans les 1000 dernières années, puis dans le guide qu'elles datent de 10 000 à 20 000 ans. Parfois des avions et des dromadaires sont représentés dans les peintures, ces dernières auraient moins de 150 ans. En conclusion les couches se superposent et correspondent à différentes époques.
Quoi qu'il en soit, la beauté des couleurs éclatantes (rouge, ocre et blanc) et la finesse du trait sont fascinantes. Force est de constater que ces oeuvres anciennes ne sont jamais composées de petits points. Alors ces grands tableaux que l'on trouve dans toutes les galeries d'art aborigène sont-elles vraiment inspirées des ancêtres, ou plutôt du pointillisme européen?

À gauche un homme très allongé, à droite un beau kangourou.

Un gros lézard à la queue interminable.
La chasse au kangourou avec des boomerangs.

Les hommes et les femmes dansent. Chaque danseur raconte une histoire à travers la cérémorie de la danse, sur le rythme des bâtons tapés au sol et des didjéridoos.
Nabulwinjbulwinj, un esprit dangereux qui mange les femmes après les avoir frappées avec une igname (patate douce).
Cette grande fresque raconte toute une histoire. L'étrange personnage en haut à droite est l'homme éclair, c'est une sorte de Zeus aborigène. Près de lui, le grand personnage représente Namarndjolg, qui a brisé la loi de l'inceste avec sa soeur et devint plus tard Ginga, le grand crocodile d'eau salée.
En dessous, les membres de la familles sur le chemin de la cérémonie. Au dessus de leurs têtes, des poissons dont ils se nourrissaient beaucoup.
Les plus anciennes peintures sont considérées comme des "oeuvres des
esprits" et dépeignent des événements qui relient l'individu à
l'évolution de la loi aborigène. Certaines histoires ne sont pas ouvertes à la connaissance de tous, certaines de ces fresques sont sacrées et ne sont pas offertes aux yeux de tous.
Le soir nous nous rendons à un autre site d'art rupestre, Ubirr. Ici aussi, de très belles peintures qu'il faut savoir trouver en tordant la tête et en scrutant des plafonds très bas. On y trouve une multitude d'animaux (wallabies, opossums, tortues, poissons...), exécutés dans le style dit des rayons X.
Beau coucher de soleil au sommet de la falaise avec une vue à 360° sur les marécages à la végétation luxuriante.
Je viens juste de revoir Crocodile Dundee (que j'ai trouvé très drôle) et le film se déroule à Kakadu National Park, et pour impressionner la belle journaliste américaine, il l'emmène admirer le coucher de soleil à l'exact endroit où nous nous trouvions!
20 août 2009
Katherine ---> Kakadu National Park
Le soir de notre arrivée à Katherine, tout est fermé dès 17h et les rues sont désertes, bien que ce soit l'une des seules agglomérations importantes entre Darwin et Alice Springs.
Nous réservons un tour de 4h à Katherine Gorge pour le lendemain, et nous nous retrouvons ce matin dans l'un de ces gros bateaux à touristes avec l'amère sensation de faire partie du groupe du 3ème âge...
Le parc Naturel est constitué de 13 gorges séparées par des rapides. Nous en traversons trois. Saison sèche, l'eau est basse et nous devons changer de bateau à chaque gorge car il n'y a plus assez d'eau pour passer entre les rochers. Pour ma part la balade est franchement décevante car après les photos prometteuses des catalogues, je m'attendais à traverser une gorge coincée entre deux parois verticales étroites et immenses, me croyant presque dans l'une de ces scènes du Seigneur des Anneaux, mais la réalité était bien moins impressionnante et la balade, bien qu'agréable, est trop dirigée, contrôlée, touristique quoi! Ce que je préfère!

Bon c'est quand même pas mal...




Un croco...
Mais vite, vite, nous devons reprendre la route pour atteindre Kakadu avant la nuit car il est interdit de conduire après le coucher du soleil.
Nous traversons des "forêts" pelées et légèrement verdâtres, sans fin et peuplées de termitières immenses. Nous sommes loin des paysages tropicaux que nous imaginions ; quant aux kangourous, ils ne sont toujours pas au rendez-vous et le dernier tronçon de route devient monotone.
Allons, ne tombons pas dans la déprime! Arrivés à Kakadu nous sommes dans un super hôtel, nous sommes tous ensemble dans un mini appartement. De grands palmiers au tronc lisse et blanc nous accueillent à l'entrée et nous pouvons profiter d'une grande piscine avec petite cascade et spa ainsi que du grand jardin où l'on peut s'installer pour siroter une bière rafraîchissante, car ici les soirées sont chaudes (à la nuit tombée il fait encore 34°!). Il fait bon vivre, on se pose enfin!
19 août 2009
Tenant Creek ---> Katherine
Nous quittons Tennant Creek tôt ce matin pour effecter les quelques 600km qui mènent à Katherine.
Sur la Highway qui traverse de grands espaces de désert semi-aride, d'énormes termitières rouges sont posées çà et là . Nous étions impressionnés par les premières, mais plus nous avançons, plus leur taille est imposante, jusqu'à atteindre 3 ou 4 mètres de hauteur!
Newcastle Waters était autrefois une ville très peuplée, si j'ai bien compris il y avait beaucoup, beaucoup de bétail dans la région. Nous pouvons entrer dans quelques maisons et dans le Junction Hotel (fermé en 1974) qui pourrait presque être hanté...
Nous sommes près de la limite entre le Top End au sud, himide selon la saison, et le Red Centre invariablement sec.
Daly Waters à l'heure de déjeuner. L'aérodrome y connut son heure de gloire durant la Seconde Guerre Mondiale et on y retrouve quelques traces de cette époque (vieux objets, carcasses d'avion et d'hélicoptère...). La licence du Pub date de 1893 (très vieux pour l'Australie!).
À Mataranka on sent que l'on n'est plus tout à fait dans une région désertique. Au coeur de la forêt humide, un bassin thermal à 34° nous permet de nous régénérer après de longues heures de route. Lorsqu'on sait à quel point la faune et la flore des forêts humides peuvent être peu accueillantes, cela fait une drôle d'impressionn de se baigner dans l'un des rivières! Mais les eaux chaudes sont cristallines et c'est un régal!
Nous continuons sur l'interminable Stuart Highway jusqu'à Katherine. Lorsque c'était mon tour de conduire notre Toyota automatique, la caravane devant nous a éclaté son pneu et dévié rapidement sur la voie de droite. Heureusement qu'il n'y avait pas de Road Train en face à ce moment là! De quoi créer quelques émotions...






































